Pourquoi Dieu semble-t-il silencieux quand j'ai le plus besoin de lui ?

Ce silence que vous éprouvez avec tant d’acuité est une souffrance réelle, et je veux d’abord demeurer avec vous dans cette épreuve, sans chercher à la dissiper ni à lui donner trop vite un sens qui ne serait pas le vôtre. Il y a des moments où l’absence se fait sentir comme une blessure, et il est

Ce silence que vous éprouvez avec tant d’acuité est une souffrance réelle, et je veux d’abord demeurer avec vous dans cette épreuve, sans chercher à la dissiper ni à lui donner trop vite un sens qui ne serait pas le vôtre. Il y a des moments où l’absence se fait sentir comme une blessure, et il est juste que cette douleur soit accueillie telle qu’elle est, sans hâte ni explication prématurée.

Peut-être, dans ce lieu même où Dieu semble se taire, y a-t-il une présence qui ne se mesure pas à ce que nous pouvons voir ou ressentir. Jean-Pierre de Caussade écrit à ce sujet : « Il faut de la foi pour trouver Dieu en tout cela et cette vie divine qui ne s'y voit et ne s'y sent pas, mais s'y donne à tout moment d'une manière inconnue, mais très certaine » [1]. Ce n’est pas une consolation facile, mais une invitation à reconnaître que Dieu peut se donner précisément là où il nous paraît absent, d’une façon qui échappe à nos sens et à notre compréhension immédiate.

Il décrit aussi cette expérience comme un retournement de notre manière habituelle de chercher : « L'épouse cherche l'Époux la nuit, il est derrière elle, il la tient entre ses mains, il la pousse. Elle le cherche devant, il la fuit. Il n'est plus objet d'idées ; il est principe et source » [2]. Quand Dieu ne se présente plus comme une vérité que l’on peut saisir devant soi, il devient peut-être la vie qui nous porte sans que nous puissions le voir, nous soutenant par-derrière plutôt que s’offrant à notre regard.

Je ne sais pas ce que ce silence signifie pour vous en cet instant, ni comment il s’inscrit dans votre histoire. Mais je me demande si cette obscurité pourrait être, non pas un abandon, mais le lieu d’une rencontre qui se fait autrement, dans une confiance qui ne s’appuie sur aucune évidence sensible.

Est-ce que ces mots ont pu rejoindre, ne serait-ce qu’un peu, ce que vous traversez ?

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Ta réponse au pourquoi ?

Sources

  1. [1] Jean-Pierre de Caussade, S.J. — L'Abandon à la Providence Divine
  2. [2] Jean-Pierre de Caussade, S.J. — L'Abandon à la Providence Divine
  3. [3] Jean-Pierre de Caussade, S.J. — L'Abandon à la Providence Divine
  4. [4] Jean-Pierre de Caussade, S.J. — L'Abandon à la Providence Divine
  5. [5] Jean-Pierre de Caussade, S.J. — L'Abandon à la Providence Divine
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